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Jour #5 du jeûne de 7 j - Les constats


Jour de regain. D’apaisement, de bien être avec mon soi-même 😊 Après la "tourmente" et les affres de l'adaptation, la capacité à comprendre ce qui s'est joué dans ce jeûne et ce qui se joue dans la vie...



J’ai constaté que ma peau est plus lumineuse, c’est curieux, je pensais que j’aurais l’air fatiguée à cause du jeûne, mais c’est l’inverse.


Je n’ai plus les doigts gonflés, ce qui m’arrivait souvent, même si je ne suis pas une buveuse d’alcool. Et j’ai moins mal aux articulations aussi.


J’ai moins de palpitations. Et j’ai pu sortir du canapé et m’activer. Du rangement. C’était quand même super nécessaire, j’avoue. Après avoir végété dans le canapé durant tout ce temps :D


C’est vraiment l’apaisement que je trouve le plus flagrant. J’ai eu, les premiers jours, quand même une sensation de l’ordre de l’urgence ou du danger. Comme si j’allais périr à cause de cette aventure.


Et puis, je suppose que le métabolisme a changé, qu’il a retrouvé le chemin des réserves et que du coup, ça a changé la donne. En tous cas, je n’ai plus senti de peur.


Je constate que finalement, les étapes du jeûne sont assez proches de celles du changement : c’est la période de transition qui est la plus inconfortable. L’envie de revenir en arrière, là où on sait ce que c’est- ou comment c’est- est très forte. On a envie de laisser tomber. La transition paraît parfois pire que la situation dont on ne veut plus. On doute de nos capacités à y arriver, et pire, on ne sait ni comment on va y arriver, ni quel résultat concret on va obtenir.


Dans le jeûne, c’est l’adaptation qui a été pénible. J’avais déjà tenté de faire un jeûne intermittent, 5/2 (5 jours « normaux », 2 jours de jeûne) mais mon corps s’était affolé tellement que j’ai pris 3 kg en moins de temps qu’il faut pour le dire. Ici, ça a été différent. Cela faisait quelques années que la démarche m’interpellait, je me suis préparée en faisant un jeûne intermittent 16/8 (16H sans manger, 8H durant lesquelles il est permis de manger), et j’ai bien suivi les paliers dégressifs la semaine qui a précédé le jeûne. J’ai bien senti que mon corps était en train de s’adapter, durant les 4 premiers jours, mais je n’ai pas senti l’espèce d’affolement que j’avais perçu lorsque j’avais fait le jeune 5/2.


J’ai été – et suis encore - à l’écoute de mon corps, des perceptions que j’ai à travers lui. Je me suis ménagée quand il a été nécessaire de me ménager. Je suis restée engluée dans mon canapé lorsque j’ai senti que c’était la chose à faire. Et là, aujourd’hui, j’ai littéralement rangé et nettoyé la maison. Je sentais bien que je pouvais.


Certains articles que j’ai lus conseillent de continuer ses activités, même professionnelles, pour éviter de penser à la faim et là, moi je me dis qu’en faisant ça, on risque de passer à côté de notre capacité à percevoir ce que le corps requiert. Ou d’observer les pensées – et donc les peurs, les croyances, les angoisses, les jugements que nous avons. Et finalement, on entretient un mode de fonctionnement « tête dans le guidon » qui caractérise notre société actuelle et qui nous empêche, chaque jour, d’être à l’écoute de ce qui est ajusté pour soi. Le corps est notre plus grand allié pour cela, car c’est par lui que passent les ressentis et à ce titre, il est un superbe baromètre. On passe aussi à coté de l’opportunité d’observer nos pensées. Elles sont autant génératrices de ressentis dans notre corps que l’est le jeûne en tant que tel dans la nécessité que notre corps a à s’adapter.



J’ai remarqué, par exemple, qu’à chaque fois que j’avais des pensées anxiogènes (par exemple, des pensées à propos de problèmes que j’ai à régler), j’avais envie d’un instant « nourriture – réconfort » : ou bien on bon café (la caféine est addictive, le saviez-vous ?) avec un petit biscuit, ou alors, je regardais l’heure pour savoir s’il était bientôt l’heure du repas.


J’ai fait la connaissance, récemment, d’un californien en visite au Luxembourg. Nous avons entamé la discussion par hasard et avons décidé d’aller déjeuner ensemble tant nos échanges étaient plaisants. Durant notre conversation, il m’a livré qu’il avait tout plaqué pour effectuer un retour à lui-même et que pendant quelques années, il avait suivi des séminaires de développement personnel, lu, écouté … bref un tas de choses. Il me disait qu’il avait atteint un niveau d’apaisement tel, qu’il n’éprouvait plus le besoin de manger. Enfin, il mangeait très peu. Pourtant, vous auriez dû voir son allure : musclé, les bras bien dessinés et je suis prête à parier pour le Six pack sous son t shirt (je ne suis pas allée vérifier, quand même lol).


Qu’est ce que cette anecdote nous dit ? (Et de nombreux témoignages, soit dit en passant, la littérature ne manque pas d’exemples). Que notre corps n’a pas besoin de toute la nourriture dont nous pensons avoir besoin. Que c’est notre cerveau émotionnel qui lui, en a besoin. Que nous compensons. Vous vous souvenez ? La vidéo à propos des comportements compensatoires ?


Aujourd’hui, je me sens en accord avec mon corps, je n’ai quasiment plus faim. J’ai lu un partage de quelqu’un à propos de son jeûne, il y a quelques jours, dans lequel il disait qu’au 5 e jour, il se sentait si bien qu’il aurait pu prolonger l’aventure. Ça m’a semblé complètement loufoque, il y a quelques jours, mais aujourd’hui, je comprends. Je me suis activée. J’ai été à l’écoute de mes ressentis et ai fait une pause à chaque fois que nécessaire. J’ai observé que cet apaisement m’avait moins fait penser à manger.


Autre constat : sans la nourriture pour rythmer la journée, on gagne un temp dingue. Et il peut y avoir un côté anxiogène là-dedans dans la mesure où justement, avoir du temps = penser, penser = s’inquiéter (souvent) et nous avons tendance à utiliser des comportements compensatoires pour éviter d’avoir des pensées ou des ressentis anxiogènes. Quand on a plus de temps, on a tendance à plus ressasser. Enfin. Seulement quand on ne sait pas quoi faire de ce temps et qu’on plonge dans les comportements compensatoires (comme bosser comme un dingue et ne pas manger de la journée par exemple).


Et j’en viens à un autre aspect : bien utiliser son temps. Un des enseignements que j’ai tiré de l’aventure jusqu’ici, c’est qu’au lieu d’utiliser les comportements compensatoires pour combler le vide, dont on a peur, hein, soyons clair -L’univers lui-même a horreur du vide, il est possible de mettre en place des comportements « porteurs », « nourrissants », « développants ». Comme quoi ?



Comme lire, enfin, je veux dire, lire des livres inspirants. Pas des séries policières ou des romans à l’eau de rose, ce qui reviendrait à une fuite en avant, une compensation. Ecouter des podcasts, pour s’instruire, ou pour s’inspirer, encore une fois. Faire aller sa créativité et pourquoi pas se mettre au dessein, à la peinture, au bricolage, à la couture, au tricot, au rafistolage de voitures, créer des choses quoi ! Créer, ça a réellement quelque chose de nourrissant, c’est de l’ordre de l’auto-accomplissement. Et après, on est fier de ce qu’on a réalisé ! ça peut être également de méditer – pour ceux à qui ça parle, ou en profiter pour faire une exercice de respiration.


En tous cas, tout ce temps ; et ce mode de vie ralenti, cela m’a ramené à moi. Je me suis connectée à mon soi-même et notamment dans l’aspect le plus « primaire », à savoir : Ecouter mes ressentis et en faire quelque chose d’apprenant à mon égard et d’apprenant en termes de stratégies nouvelles à développer pour plus de bien-être voire… de bien-naître dans ma vie en général.



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Virginie Scuvée

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